Art. 20 Code civil

Nationalité française rétroactive de l'enfant (Art. 20)

L'enfant français en vertu de ce chapitre est réputé l'être dès la naissance, sans effet rétroactif sur les actes antérieurs ou les droits des tiers.

Texte officiel Art. 20 Code civil — France

L'enfant qui est français en vertu des dispositions du présent chapitre est réputé avoir été français dès sa naissance, même si l'existence des conditions requises par la loi pour l'attribution de la nationalité française n'est établie que postérieurement. La nationalité de l'enfant qui a fait l'objet d'une adoption plénière est déterminée selon les distinctions établies aux articles 18 et 18-1 , 19-1 , 19-3 et 19-4 ci-dessus. Toutefois, l'établissement de la qualité de Français postérieurement à la naissance ne porte pas atteinte à la validité des actes antérieurement passés par l'intéressé ni aux droits antérieurement acquis à des tiers sur le fondement de la nationalité apparente de l'enfant.

Texte en vigueur au .

Source : Légifrance — Direction de l'information légale et administrative (DILA) (legifrance.gouv.fr), reproduit sous licence Licence Ouverte / Open Licence 2.0.

Lire ce code sur la source officielle →

Ce que dit l'article, en clair

Cet article dispose que l'enfant qui devient français en application des règles de ce chapitre est considéré comme français depuis sa naissance, même si l'existence des conditions requises n'est établie qu'ultérieurement.

Toutefois, cette rétroactivité ne remet pas en cause la validité des actes passés avant l'établissement de la nationalité, ni les droits acquis par des tiers sur la base de la nationalité apparente de l'enfant.

Enfin, pour l'enfant adopté par adoption plénière, sa nationalité est déterminée selon les articles 18, 18-1, 19-1, 19-3 et 19-4 du code civil.

Quand il s'applique

  • Un enfant né en France de parents étrangers, qui satisfait plus tard aux conditions pour devenir français, est réputé français depuis sa naissance.
  • Un enfant adopté par adoption plénière par un parent français voit sa nationalité régie par les articles sur la filiation.
  • Un contrat signé par l'enfant avant que sa nationalité française soit officiellement reconnue reste valable.
  • Un tiers qui a acquis un bien de l'enfant en croyant qu'il était de nationalité étrangère conserve son droit de propriété.

Ce que cet article ne dit pas

  • Cet article ne régit pas l'acquisition de la nationalité française par mariage.
  • Il ne traite pas de la perte ou de la répudiation de la nationalité française.
  • Il ne s'applique pas à l'adoption simple, qui suit d'autres règles.

Voilà la loi. Réglons votre problème.

Racontez ce qui se passe. Un médiateur neutre entend votre version et celle de l'autre partie, et vous conduit tous les deux à un accord écrit. Dans les réglages avancés, vous pouvez demander que la décision soit motivée sur le Code civil français.

C'est avec

Ou bien ouvrez directement une session et invitez l'autre partie.

Nous copions ce texte depuis la source officielle et le vérifions à chaque affichage de la page, mais nous ne pouvons garantir qu'il soit complet, à jour ou exempt d'erreur, et nous déclinons toute responsabilité en cas d'utilisation. Une modification peut entrer en vigueur avant que la version consolidée ne la reprenne. Le texte de l'éditeur officiel est lié ci-dessous : en cas de divergence, c'est lui qui fait foi.

Cette page reproduit le texte de l'article 20 du Code civil en vigueur à la date indiquée et en explique la portée en termes généraux. Ce n'est pas une consultation juridique et cela ne tient pas compte des circonstances de votre affaire, qui peuvent changer complètement la réponse. Pour un litige en cours, pour les délais de prescription et avant toute action en justice, consultez un avocat.

← Tous les articles du Code civil