Exemple illustratif
Deux entreprises négocient pendant plusieurs mois la reprise d'un fonds de commerce. À la demande de l'acquéreur pressenti, le cédant fait réaliser un audit à ses frais. La veille de la signature annoncée, l'acquéreur indique qu'il a conclu ailleurs, en fait depuis plusieurs semaines.
La bonne foi est due dès la négociation, mais elle ne supprime pas la liberté de ne pas conclure. Ce qui est en cause n'est donc pas la rupture, c'est d'avoir laissé l'autre engager des frais en entretenant l'apparence d'une négociation encore ouverte. Le fait qui décide est la date à laquelle l'accord avec le tiers a été conclu, rapprochée de celle des demandes d'audit.
L'auteur de la rupture prend à sa charge le coût de l'audit et des déplacements engagés après la date où son choix était arrêté, sans autre indemnité, et les deux actent par écrit la fin des pourparlers.