Exemple illustratif
Un acheteur reprend une voiture d'occasion à un particulier ; l'annonce indiquait « aucun sinistre ». Six semaines plus tard, un garagiste relève des traces de réparation structurelle et l'acheteur retrouve la mention d'un choc important dans l'historique d'entretien.
Le dol ne sanctionne pas un défaut, il sanctionne une tromperie. Ce qui décide est ce que le vendeur savait : s'il détenait le rapport de réparation ou avait lui-même fait remettre le véhicule en état, taire le sinistre est une dissimulation intentionnelle d'une information dont il sait le caractère déterminant. S'il avait acheté le véhicule dans l'ignorance du choc, on quitte le dol pour le terrain du vice caché, avec ses propres conditions.
Le vendeur reprend le véhicule contre restitution du prix, l'acheteur conservant à sa charge les frais de carte grise et de carburant, et les deux signent un document mettant fin à toute autre réclamation.