Art. 1810 Code civil

Pertes du cheptel simple : répartition et Art. 1810

En cas de perte totale du cheptel sans faute du preneur, le bailleur supporte la perte. En cas de perte partielle, elle est partagée.

Texte officiel Art. 1810 Code civil — France

Si le cheptel périt en entier sans la faute du preneur, la perte en est pour le bailleur. S'il n'en périt qu'une partie, la perte est supportée en commun, d'après le prix de l'estimation originaire et celui de l'estimation à l'expiration du cheptel.

Texte en vigueur au .

Source : Légifrance — Direction de l'information légale et administrative (DILA) (legifrance.gouv.fr), reproduit sous licence Licence Ouverte / Open Licence 2.0.

Lire ce code sur la source officielle →

Ce que dit l'article, en clair

Cet article règle le sort des pertes subies lors d'un bail à cheptel. Le bailleur met un troupeau à disposition du preneur, qui en assure la garde, la nourriture et les soins.

Si la totalité des animaux périt par cas fortuit ou force majeure, sans aucune faute de celui qui les garde, la perte financière incombe intégralement au propriétaire du troupeau.

Si la perte n'est que partielle, le dommage est supporté en commun par le propriétaire et le gardien. Ce partage est calculé d'après la différence entre l'estimation initiale des animaux et leur valeur à la fin du contrat.

Quand il s'applique

  • Un éclair frappe une étable et tue l'intégralité du troupeau confié sans aucune faute du gardien.
  • Une épidémie foudroyante décime une partie des bovins d'un élevage sous bail.
  • Une crue soudaine noie plusieurs brebis lors d'un épisode orageux sans imprudence du preneur.

Ce que cet article ne dit pas

  • La perte du troupeau causée par la négligence du gardien, régie par l'article 1806 et l'article 1807.
  • La charge de la preuve du cas fortuit en cas de litige, qui relève de l'article 1808.
  • L'obligation pour le preneur de restituer les peaux des animaux péris, prévue par l'article 1809.

Voilà la loi. Réglons votre problème.

Racontez ce qui se passe. Un médiateur neutre entend votre version et celle de l'autre partie, et vous conduit tous les deux à un accord écrit. Dans les réglages avancés, vous pouvez demander que la décision soit motivée sur le Code civil français.

C'est avec

Ou bien ouvrez directement une session et invitez l'autre partie.

Nous copions ce texte depuis la source officielle et le vérifions à chaque affichage de la page, mais nous ne pouvons garantir qu'il soit complet, à jour ou exempt d'erreur, et nous déclinons toute responsabilité en cas d'utilisation. Une modification peut entrer en vigueur avant que la version consolidée ne la reprenne. Le texte de l'éditeur officiel est lié ci-dessous : en cas de divergence, c'est lui qui fait foi.

Cette page reproduit le texte de l'article 1810 du Code civil en vigueur à la date indiquée et en explique la portée en termes généraux. Ce n'est pas une consultation juridique et cela ne tient pas compte des circonstances de votre affaire, qui peuvent changer complètement la réponse. Pour un litige en cours, pour les délais de prescription et avant toute action en justice, consultez un avocat.

← Tous les articles du Code civil