Exemple illustratif
Après un décès, l'un des héritiers continue d'habiter seul la maison de la succession. Deux ans plus tard, les autres lui demandent une contrepartie ; il répond qu'il l'entretient et que personne ne lui a rien réclamé.
Chaque indivisaire peut user et jouir des biens indivis, mais celui qui en jouit privativement est redevable d'une indemnité, sauf convention contraire. Le fait qui décide est précisément l'existence de cette convention : un accord, même informel mais établi, autorisant l'occupation gratuite écarte l'indemnité, et c'est ce que l'occupant invoque presque toujours.
Une indemnité mensuelle est arrêtée à une fraction de la valeur locative du secteur, comptabilisée dans les comptes d'indivision et réglée au partage plutôt que mois par mois.