Art. 1415 Code civil

Cautionnement ou emprunt par un époux : Art. 1415

Limite cautionnement/emprunt d'un époux : seuls ses biens propres et revenus, sauf consentement exprès du conjoint (pas d'engagement de ses biens).

Texte officiel Art. 1415 Code civil — France

Chacun des époux ne peut engager que ses biens propres et ses revenus, par un cautionnement ou un emprunt, à moins que ceux-ci n'aient été contractés avec le consentement exprès de l'autre conjoint qui, dans ce cas, n'engage pas ses biens propres.

Texte en vigueur au .

Source : Légifrance — Direction de l'information légale et administrative (DILA) (legifrance.gouv.fr), reproduit sous licence Licence Ouverte / Open Licence 2.0.

Lire ce code sur la source officielle →

Ce que dit l'article, en clair

L'article 1415 du Code civil limite l'engagement d'un époux seul en matière de cautionnement ou d'emprunt. Par défaut, l'époux qui s'engage n'engage que ses biens propres et ses revenus personnels. Les biens communs et les biens propres de l'autre conjoint ne sont pas engagés par cet acte.

Si le conjoint donne son consentement exprès, alors cet acte est valable, mais le conjoint consentant n'engage pas ses biens propres. Cela signifie que ses biens personnels restent à l'abri, mais la question des biens communs n'est pas réglée par cet article.

Le consentement doit être exprès, c'est-à-dire clairement manifesté, mais l'article ne précise pas sa forme.

Quand il s'applique

  • Un époux souscrit seul un cautionnement pour un prêt professionnel sans l'accord de son conjoint.
  • Un époux contracte un emprunt personnel pour acheter une voiture, sans que son conjoint ne consente.
  • Un époux demande à son conjoint de signer un acte de cautionnement ; le conjoint consent par écrit.
  • Un époux utilise ses revenus personnels pour garantir un prêt, sans engager les biens communs.
  • Un époux consent expressément au cautionnement de son conjoint, mais son propre patrimoine n'est pas engagé.

Ce que cet article ne dit pas

  • L'article ne détermine pas si le consentement exprès doit être écrit ou verbal (cela relève d'autres règles).
  • L'article ne traite pas des conséquences du cautionnement ou emprunt sur les biens communs (voir articles 1413, 1416).
  • L'article ne s'applique pas aux dettes contractées avant le mariage (voir article 1410).
  • L'article ne concerne pas les donations ou autres actes gratuits (voir article 1422).

Voilà la loi. Réglons votre problème.

Racontez ce qui se passe. Un médiateur neutre entend votre version et celle de l'autre partie, et vous conduit tous les deux à un accord écrit. Dans les réglages avancés, vous pouvez demander que la décision soit motivée sur le Code civil français.

C'est avec

Ou bien ouvrez directement une session et invitez l'autre partie.

Nous copions ce texte depuis la source officielle et le vérifions à chaque affichage de la page, mais nous ne pouvons garantir qu'il soit complet, à jour ou exempt d'erreur, et nous déclinons toute responsabilité en cas d'utilisation. Une modification peut entrer en vigueur avant que la version consolidée ne la reprenne. Le texte de l'éditeur officiel est lié ci-dessous : en cas de divergence, c'est lui qui fait foi.

Cette page reproduit le texte de l'article 1415 du Code civil en vigueur à la date indiquée et en explique la portée en termes généraux. Ce n'est pas une consultation juridique et cela ne tient pas compte des circonstances de votre affaire, qui peuvent changer complètement la réponse. Pour un litige en cours, pour les délais de prescription et avant toute action en justice, consultez un avocat.

← Tous les articles du Code civil