Exemple illustratif
Un voisin fait surélever d'un mètre le mur mitoyen pour se protéger d'une vue. L'autre découvre le chantier en cours et proteste de n'avoir jamais été consulté.
Tout copropriétaire du mur peut le faire exhausser : le texte l'y autorise sans exiger l'accord de l'autre. Le fait qui décide n'est donc pas le consentement mais le coût, que le texte fait porter entièrement à celui qui surélève : la dépense de l'exhaussement, l'entretien de la partie ajoutée, le surcroît d'entretien de la partie commune et toutes les dépenses que la surélévation rend nécessaires au voisin.
Le mur reste surélevé ; celui qui a fait les travaux prend en charge la reprise de l'appentis du voisin rendue nécessaire, et les deux consignent par écrit que la partie ajoutée lui appartient.