Art. 2401 Code civil

Hypothèque légale des jugements de condamnation-Art. 2401

L'hypothèque légale résulte des jugements de condamnation, sentences arbitrales exequaturées et décisions étrangères exécutoires en France. Art. 2401.

Texte officiel Art. 2401 Code civil — France

L'hypothèque légale attachée aux jugements de condamnation résulte des jugements contradictoires ou par défaut, définitifs ou provisoires, en faveur de celui qui les a obtenus. Elle résulte également des sentences arbitrales revêtues de l'exequatur ainsi que des décisions judiciaires rendues par les juridictions d'un autre Etat et revêtues de la force exécutoire en France.

Texte en vigueur au .

Source : Légifrance — Direction de l'information légale et administrative (DILA) (legifrance.gouv.fr), reproduit sous licence Licence Ouverte / Open Licence 2.0.

Lire ce code sur la source officielle →

Ce que dit l'article, en clair

Cet article définit l'hypothèque légale qui naît automatiquement de certains jugements. Il ne s'agit pas d'une hypothèque que le créancier doit demander : elle découle du jugement lui-même. Les jugements visés sont ceux de condamnation, qu'ils soient contradictoires ou par défaut, définitifs ou provisoires. L'hypothèque profite à la personne qui a obtenu le jugement. Elle s'étend également aux sentences arbitrales une fois qu'elles ont été rendues exécutoires par une décision d'exequatur, ainsi qu'aux décisions de justice étrangères qui ont été déclarées exécutoires en France.

Important : cette hypothèque légale ne confère pas automatiquement un rang ou une inscription. Pour être opposable aux tiers, elle doit être inscrite sur les registres du service de la publicité foncière, conformément aux dispositions du code de procédure civile et des textes spéciaux. L'article 2401 ne traite que de la source de l'hypothèque, pas de ses modalités d'inscription ou de conservation.

Quand il s'applique

  • Un créancier obtient un jugement contradictoire et définitif condamnant son débiteur à payer une somme d'argent. L'hypothèque légale naît de ce jugement.
  • Un tribunal arbitral rend une sentence condamnant une partie à verser des dommages-intérêts. Après l'exequatur, cette sentence donne lieu à une hypothèque légale.
  • Une décision d'un tribunal allemand est reconnue et déclarée exécutoire en France. Cette décision peut fonder une hypothèque légale.
  • Un jugement par défaut est rendu contre un débiteur. Même provisoire, il ouvre droit à l'hypothèque légale.
  • Un jugement de condamnation est rendu en appel, mais non encore définitif car pourvu d'un pourvoi en cassation. L'hypothèque légale existe néanmoins, car le texte vise les jugements provisoires.

Ce que cet article ne dit pas

  • L'hypothèque légale des époux (article 2394) ou celle des tutelles (article 2398) ne relèvent pas de cet article.
  • L'hypothèque judiciaire conservatoire (article 2408) est régie par le code des procédures civiles d'exécution, et non par l'article 2401.
  • L'hypothèque conventionnelle (article 2409) est une hypothèque consentie par acte notarié, distincte de l'hypothèque légale ici prévue.
  • Les simples créances non constatées par un jugement ou une sentence arbitrale exequaturée ne donnent pas lieu à cette hypothèque légale.

Voilà la loi. Réglons votre problème.

Racontez ce qui se passe. Un médiateur neutre entend votre version et celle de l'autre partie, et vous conduit tous les deux à un accord écrit. Dans les réglages avancés, vous pouvez demander que la décision soit motivée sur le Code civil français.

C'est avec

Ou bien ouvrez directement une session et invitez l'autre partie.

Nous copions ce texte depuis la source officielle et le vérifions à chaque affichage de la page, mais nous ne pouvons garantir qu'il soit complet, à jour ou exempt d'erreur, et nous déclinons toute responsabilité en cas d'utilisation. Une modification peut entrer en vigueur avant que la version consolidée ne la reprenne. Le texte de l'éditeur officiel est lié ci-dessous : en cas de divergence, c'est lui qui fait foi.

Cette page reproduit le texte de l'article 2401 du Code civil en vigueur à la date indiquée et en explique la portée en termes généraux. Ce n'est pas une consultation juridique et cela ne tient pas compte des circonstances de votre affaire, qui peuvent changer complètement la réponse. Pour un litige en cours, pour les délais de prescription et avant toute action en justice, consultez un avocat.

← Tous les articles du Code civil