Art. 825 Code civil

La masse partageable dans une succession - Art. 825

L'article 825 du Code civil définit la masse partageable : biens existants, subrogés, non légués, fruits, valeurs soumises à rapport ou réduction, et dettes.

Texte officiel Art. 825 Code civil — France

La masse partageable comprend les biens existant à l'ouverture de la succession, ou ceux qui leur ont été subrogés, et dont le défunt n'a pas disposé à cause de mort, ainsi que les fruits y afférents. Elle est augmentée des valeurs soumises à rapport ou à réduction, ainsi que des dettes des copartageants envers le défunt ou envers l'indivision.

Texte en vigueur au .

Source : Légifrance — Direction de l'information légale et administrative (DILA) (legifrance.gouv.fr), reproduit sous licence Licence Ouverte / Open Licence 2.0.

Lire ce code sur la source officielle →

Ce que dit l'article, en clair

La masse partageable est l'ensemble des biens qui seront divisés entre les héritiers lors d'un partage successoral. Elle comprend les biens que le défunt possédait au jour de son décès, ainsi que ceux qui les ont remplacés (biens subrogés), à condition qu'il n'en ait pas disposé par testament ou donation à cause de mort.

S'ajoutent à cette masse les fruits (loyers, intérêts) produits par ces biens, les valeurs que certains héritiers doivent rapporter (parce qu'ils ont reçu une avance sur héritage) ou réduire (si une libéralité dépasse la quotité disponible), et les dettes que les copartageants avaient envers le défunt ou envers l'indivision.

Cette masse sert de base pour calculer la part de chaque héritier. Ce qui n'y figure pas (dettes du défunt, biens légués à des tiers non sujets à réduction) est traité séparément.

Quand il s'applique

  • Un enfant a reçu une donation en avancement d'hoirie de son père ; au décès de celui-ci, cette donation est rapportée à la masse pour égaliser les parts.
  • Un immeuble appartenant au défunt a été vendu après son décès et le prix a servi à acheter un autre bien ; ce bien subrogé fait partie de la masse partageable.
  • Les loyers perçus d'un appartement après le décès du propriétaire doivent être inclus dans la masse avant le partage.
  • Un héritier devait de l'argent au défunt (prêt non remboursé) ; cette dette est ajoutée à la masse pour être déduite de sa part.
  • Une donation faite par le défunt à un héritier excède la quotité disponible ; elle doit être réduite et la fraction excédentaire réintègre la masse.

Ce que cet article ne dit pas

  • Les dettes du défunt (passif successoral) ne font pas partie de la masse partageable ; elles sont réglées avant tout partage.
  • Les biens donnés à des personnes qui ne sont pas héritières ne sont pas rapportables, sauf s'ils sont sujets à réduction.
  • Les biens dont le défunt a disposé par testament (legs) sont exclus de la masse, à moins qu'ils ne soient rapportables ou sujets à réduction.
  • Les fruits perçus avant l'ouverture de la succession (par le défunt ou par un tiers) n'entrent pas dans la masse.

Voilà la loi. Réglons votre problème.

Racontez ce qui se passe. Un médiateur neutre entend votre version et celle de l'autre partie, et vous conduit tous les deux à un accord écrit. Dans les réglages avancés, vous pouvez demander que la décision soit motivée sur le Code civil français.

C'est avec

Ou bien ouvrez directement une session et invitez l'autre partie.

Nous copions ce texte depuis la source officielle et le vérifions à chaque affichage de la page, mais nous ne pouvons garantir qu'il soit complet, à jour ou exempt d'erreur, et nous déclinons toute responsabilité en cas d'utilisation. Une modification peut entrer en vigueur avant que la version consolidée ne la reprenne. Le texte de l'éditeur officiel est lié ci-dessous : en cas de divergence, c'est lui qui fait foi.

Cette page reproduit le texte de l'article 825 du Code civil en vigueur à la date indiquée et en explique la portée en termes généraux. Ce n'est pas une consultation juridique et cela ne tient pas compte des circonstances de votre affaire, qui peuvent changer complètement la réponse. Pour un litige en cours, pour les délais de prescription et avant toute action en justice, consultez un avocat.

← Tous les articles du Code civil