Exemple illustratif
Les branches d'un grand arbre voisin surplombent largement une terrasse et y déversent feuilles et fruits toute la saison. Le propriétaire de l'arbre répond qu'il est là depuis quarante ans et qu'il n'y touchera pas.
Celui sur la propriété duquel avancent les branches peut contraindre le voisin à les couper, et le texte précise que ce droit est imprescriptible : l'ancienneté de l'arbre n'y change rien, contrairement à ce qui vaut pour la distance de plantation. Le fait qui décide est le seul franchissement de la limite par les branches. Le texte ne permet pas pour autant de les couper soi-même.
Le propriétaire de l'arbre fait élaguer à l'aplomb de la limite avant la fin de l'automne et s'engage à une taille tous les deux ans, le voisin facilitant l'accès depuis son terrain.