Exemple illustratif
Une pension alimentaire fixée il y a huit ans est devenue difficile à assumer après une perte d'emploi. Le débiteur cesse de la verser sans rien demander, puis se voit réclamer l'arriéré.
Les aliments ne sont accordés que dans la proportion du besoin de celui qui les réclame et de la fortune de celui qui les doit : cette double mesure n'est jamais figée. Le fait qui décide est le changement de l'un des deux termes, et sa durabilité : une baisse de revenus documentée et installée ouvre la révision, une baisse ponctuelle non. Cesser de payer sans révision laisse l'arriéré exigible.
Les deux conviennent d'une réduction temporaire de la pension pendant douze mois, avec retour au montant initial à la reprise d'un emploi, l'accord étant écrit et daté.