Exemple illustratif
Trois ans après la construction d'une extension, des fissures traversantes apparaissent à la jonction avec la maison existante et une porte intérieure ne ferme plus. Le constructeur parle de tassement normal.
La responsabilité du constructeur est de plein droit : il n'y a aucune faute à prouver, seulement à établir que le dommage compromet la solidité de l'ouvrage ou le rend impropre à sa destination. Le fait qui décide est donc la nature du désordre : une microfissuration de faïençage n'a pas la même portée qu'une fissure traversante accompagnée d'un désordre de fonctionnement. Le constructeur ne s'exonère qu'en prouvant une cause étrangère.
Le constructeur déclare le sinistre à son assurance et fait reprendre les fondations selon les préconisations d'un bureau d'études choisi ensemble, avec réception contradictoire des reprises.